Les paysans de l’époque Moderne

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Dans son livre l’Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, Michel De Waele, professeur de l’Université Laval, décrit le changement apparue dans les campagnes sous l’ancien régime et dans son économie.

Durant le XVIIe et XVIIIe siècle même si l’industrialisation et l’urbanisation commencèrent à se développer, il demeurait, selon De Waele, que les paysans formèrent 85% de la population européenne. L’agriculture et son mode de vie lui étant rattaché sont donc indissociables à la description de l’époque moderne.

Comme durant les siècles précédents, la vie des paysans était continuellement envahie de difficultés qui n’étaient pas sous leur contrôle. Cependant, l’apparition de l’économie de marché apporta, selon l’auteur du livre, l’opportunité à certains d’entre eux de rentabilisé leur terre afin d’améliorer leurs conditions sociales, sans l’approbation d’un seigneur.

La vie de misère paysanne

Tout d’abord même si la peste du Moyen-Âge n’était plus du temps, les maladies souvent épidémiques étaient une constante menace pour les paysans. Ces maladies fréquentes étaient dues, selon De Waele, à leur régime alimentaire exclusivement, ou presque, céréalier et leur habitation insalubre cohabitée par leurs animaux de ferme. De plus,  il faut mentionner que la médecine de l’époque n’était pas encore très bien développée.

En plus des maladies,  les paysans étaient fortement dépourvue de recours face aux guerres, aux brigands, aux bêtes sauvages et aux désastres naturels qui pouvaient dans un instant les faire plongé dans l’au-delà. Ils étaient la proie du contexte économique de leur temps.

Cette précarité conjurée à l’ignorance des paysans créa ainsi, selon le même auteur, la croyance aux revenants, aux signes dans les étoiles et aux sorcières qui fallaient traqués pour s’en protéger.  Les XVIIe et XVIIIe siècles sont l’époque  de la chasse aux sorcières où 60 000 individus principalement des femmes furent exécutés.

Toutefois, la priorité des paysans pour ce protéger de cette abondance de fléaux étaient de mourir en bon chrétien. L’Église demeurait, selon la croyance de l’époque, un important allié contre la précarité de leur temps.

De plus, même si cette tradition perdait de l’ampleur, il demeurait encore que près de la moitié des paysans restèrent des serfs rattachés héréditairement à un seigneur qui les ordonnait dans plusieurs aspects de leur vie (mariage, heur de travail, revenue, etc.).

Cela dit, l’ancien régime offrit à certains paysans une voie de sorti, celle du profit.

Quand les campagnes deviennent capitalistes

Dans l’Europe de l’Est, la bourgeoisie étant absente, la majorité des paysans allaient demeurer des serfs durant ces deux siècles. Toutefois,  les despotes éclairés, qui voulaient rentabiliser les profits de l’État en accroissant le bonheur social de leur population, offrions à certains serfs connaissent un peu de liberté pour désormais servir l’État et non leur seigneur. Cela étant dit, le changement le plus net se fut dans l’Europe de l’Ouest.

Les nobles demeuraient essentiellement, là aussi, les propriétaires des terres sur lesquels les paysans récoltaient. Cependant, de plus en plus de bourgeois investissaient dans les campagnes afin de les rentabiliser. Ceci a donné l’élan à l’économie de marché dans le monde rural.

Étant donné que les paysans devenaient locataires de leur terre et non plus assignés à cette dernière. Ils pouvaient ainsi innové pour augmenter leur profit qui leur revenait à eux et non plus à leur seigneur.

Conclusion

Michel de Waele par la description de la vie paysanne sous l’ancien régime offre une réflexion sur les conséquences sociales de l’apparition de l’économie de marché dans les campagnes. Selon cette nouveauté engendra une confrontation entre les valeurs individuelles et communautaires.

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